| GP Ouest-France / Historique Grand Prix Plouay
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1980 - Patrick Friou
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Après 23 ans
d'amateurisme, le docteur BERTY, médecin du Tour
de France, décidait en 1931 de créer le
Grand Prix International de la ville de Plouay, Doyenne
des épreuves de l'Ouest.
Le Grand Prix de
Plouay, jusqu'en 1931, était réservé
à une importante course interrégionale,
une des plus anciennes et déjà fort estimée
des sportifs morbihannais. Les souvenirs sur cette époque
sont déjà assez vagues, mais, dans une
interview accordée à l'AUTO, avant guerre,
le Grand Champion Morbihannais Ferdinand LE DROGO, citait
cette course comme étant une des plus belle victoires.
En 1931, le docteur
BERTY accédait à la présidence
du Comité des Fêtes. Tous les sportifs
connaissent le dynamisme du médecin du Tour.
Sous son énergique impulsion, l'interrégionale
se transformait en internationale ; battant de 5 jours
à l'ancienneté le Tour de l'Ouest naissant.
Le premier Grand
Prix de Plouay groupait, au départ, une belle
brochette de Champions, parmi lesquels Charles PELLETIER,
Paul LE DROGO, DODINAT, BERNARD, faisant figures de
favoris. Ce fut le regretté Champion Finistérien
Fanch FAVE qui inscrivit le premier son nom au palmarès.
En 1932, le Docteur
BERTY tentait avec succès une expérience
hardie en déplaçant une solide équipe
d'indés parisiens. MITHOUARD et NORET, futur
vainqueur de BORDEAUX-PARIS, furent d'excellents animateurs
avec les frères LE DROGO. Le sprint revint au
rapide champion de France des amateurs et indépendants
BONO, qui renouvela son succès l'année
suivante, devant le champion de France LOUVIOT, le champion
de Belgique DUERLOO, les frères BIDOT, etc
En 1934, TULOT s'inscrivait
au Livre d'Or, après une héroïque
échappée solitaire, sous la pluie battante,
tandis qu'en 1935, un autre régional, LE DILY,
battait les vedettes. Dès lors, il faudra attendre
1951 pour voir un autre indépendant enlever l'épreuve.
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1984 - Sean Kelly
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En 1936 commence
en effet la ronde des Mousquetaires Bretons. COGAN triomphe
largement cette année-là, après
avoir mené une véritable course contre
la montre.
En 1937, victoire
de Jean-Marie GOASMAT, échappé avec OUBRON,
devant une foule en délire, les barrières
renversées, LE FARFADET fut porté en triomphe,
tandis que FOURNIER, Lucien LAUCK, etc
essayaient
de s'insérer dans l'étroit couloir pour
se disputer la troisième place.
En 1938, SPEICHER,
LE GREVES, Paul MAYE et nos Mousquetaires Bretons se
partageaient la faveur des pronostics dans un lot particulièrement
relevé. Au premier passage, un jeune inconnu
précédait le peloton, futur vainqueur
de l'épreuve et de BORDEAUX-PARIS. Ange Le STRAT
était désormais connu des Plouaysiens.
Follement acclamé, CLOAREC gagnait le circuit,
nettement détaché devant TANNEVEAU et
Jean-Marie GOASMAT.
La mobilisation fit
annuler le Grand Prix en 1939, alors que SPEICHER et
GALATEAU s'entrainaient ferme sur le parcours du circuit
en vue des Championnats du Monde en Italie.
La reprise en 1945
vit la victoire de l'insatiable Champion de France,
Eloi TASSIN, qui renouvelait son exploit en 1948, devant
CHETIEN et LOUVIOT. Ange LE STRAT enlevait l'épreuve,
sous la pluie, en 1946, tandis que LOUVIOT parvenait
enfin à inscrire son nom au palmarès en
1947. Second en 1933, vainqueur en 1947, troisième
en 1948, LOUVIOT devait à nouveau triompher en
1950, mais cette fois, comme directeur sportif avec
son poulain d'alors, AUDAIRE, qui déjà
vainqueur en 1949, réussissait un maginfique
doublé, gagnant chaque fois en solitaire, lamgré
la chasse durement menée en 1949 par QUENTIN,
BUTTEUX, HEMONO, le belge HANGUSTAINE, etc
en
1950 par RUFFET, MERCIER, LE PAN, etc
et les inusables
LE STRAT et GOASMAT.
Au règne d'AUDAIRE
a succédé celui de GUERINEL. Pour la troisième
fois depuis sa fondation, le circuit se déroulait
sous la pluie battante. Au sprint, GUERINEL créait
la surprise en enlevant sa première internationale.
Victoire sympathique d'un grand espoir, devenu un beau
champion, GUERINEL récidivait l'année
suivante après une course acharnée, qui
vit l'élimination des TEISSEIRE, PONTET, RENAULT,
MALLEJAC, Lucien LAZARIDES, QUENTIN, GUEGAN, CHAPATTE,
MUNCH, TASSIN, CAPUT, etc
François MAHE
devait s'incliner au sprint, tandis que Jean BOBET enlevait
l'emballage du peloton.
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1988 - Luc Leblanc
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Que réserve
1953 ? Un triplé d'AUDAIRE, la victoire d'un
jeune, d'une vedette, certainement celle d'un homme
fort, dans l'ambiance passionnée de joie sportive,
qui caractérise le Grand Prix de Plouay.
En 1953, toujours
AUDAIRE. Avec CAPUT, CHAPATTE, QUENTIN, rien n'y fera,
le plus fort était AUDAIRE. Malheureusement,
deux crevaisons en fin de parcours eurent raison du
Grand Champion. Victoire au sprint de Serge BLUSSON.
En 1954, chaeur torride,
qui oblige les MERCIER, BOUVET, PONTET, ZAAF et MAHE
à mettre pied à terre, et qui vit la victoire
de Hugo ANZILE, suivi en 1955 de la victoire de PETIT
JEAN, bien épaulé par Hugo ANZILE et Albert
BOUVET qui, avec LE TENDRE avait lancé l'épreuve,
tout ceci devant le Championde France 1954, Jacques
DUPONT. Malgré la facilité de Job MORVAN,
les B.P. firent la loi en 1956, avec le grand Champion
Valentin HUOT.
En 1957 , victoire
d'Issac VITRE devant MORVAN et GROUSSARD, MALLEJAC,
LE TENDRE et le toujours jeune AUDAIRE.
En 1958, victoire
du régional Jean GAINCHE, malgré GNALDI,
et le regretté Gérard SAINT. A la victoire
de FERRE, en 1960 devant André FOUCHER, s'était
imposé CRENN en 1959, devant le futur Champion
du Monde STABLINSKI, SKOOLER, SCIELESKA, PROVOST et
MORVAN.
L'année 1961
voyait PICOT s'échapper à quelques kilomètres
de l'arrivée pour gagner devant LE BIGAULT et
Georges GROUSSARD.
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1992 - Ronan Pensec
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Le Grand Prix de
1962 vit le magnifique doublé de Jean GAINCHE.
L'édition suivante fut marqué par l'échappée
prodigieuse du brittanique DEMSON, rejoint après
140 kilomètres d'échappée par le
futur vainqueur PICOT.
Au règne de
BOURLES, devant FERRER et GAINCHE en 1964, succéda
le Grand Prix 1965, qui fut disputé avec une
fougue sans précédent, alors que l'on
voyait BUFFEUIL, JOURDEN et JAGUENEAU, ce fut le régional
F. GOASDUFF qui régla tout le monde au sprint.
Les dizaines de milliers de spectateurs de 1966 se souviendront
: un homme, seul en tête à 500 mètres
de l'arrivée, avec 200 mètres d'avance,
derrière un peloton dechainé, un homme,
C. MAZEAUD, priva Raymond DELISLE d'un succès
mérité. Malgré G. CHAPPE, en 1967,
HAMON inscrivit son nom au palmarès.
Les Grands Prix de
1968 et 1969 verront Jean JOURDEN réussir un
magifique doublé. En 1970, malgré BOULOUX
et BERLAND, c'est G. MARCARINI qui franchira le premier
la ligne d'arrivée.
Afin de préparer
les Championnats du Monde en 1971, à MENDRISIO
malgré R. DELISLE et G. KARSTEN, Jean-Pierre
DANGUILLAUME fut le grand vainqueur d'une épreuve
née 40 ans avant lui. Après les victoires
de BOULOUX en 1972 et JC LARGEAU en 1973, la course
de 1974 allait couronner un "campeur" qui,
avec sa famille, séjournait depuis quinze jours
dans la région, il s'agissait de Raymond MARTIN.
Etrange victoire
en 1975, un homme laissait derrière les Marcel
BOISHARDY et Bernard HINAULT. Il s'agissait de Cyrille
GUIMARD.
Le Grand Prix de
Plouay 1976 vécut un fait unique dans l'histoire
du cyclisme. Signant sa licence de professionnel une
heure avant le départ, Jacques BOSSIS allait
remporter l'épreuve. Il récidivait en
1977, malgré B. HINAULT, R. MARTIN; LEGEAY et
SEZNEC. En 1978, 45.000 spectateurs assistaient à
la victoire de P.R. VILLEMAINE, réglant Joop
ZOETEMELK, auteur d'une course exceptionnelle. Huit
et neuf ans après sa victoire, JP DANGUILLAUME
montera sur le podium, car en 1979 et 1980, il placera
deux de ses coureurs à la première place
: Fritz PIRARD et Patrick FRIOU, et ceci en 1980, malgré
la puissance de Jacques BOSSIS, désireux d'inscrire
trois fois son nom au palmarès de l'épreuve
et de Pierre BAZZO, enterré par ses compagnons
de fugue.
En 1981, le Grand
Prix de Plouay fut terni par l'abandon de Bernard HINAULT
après 30 kilomètres de course, victime
d'une tendinite !
Un trio de G. DUCLOS-LASSALE,
MARTIN et D. ARNAUD domina la course. G. DUCLOS-LASSALE,
après avoir laché ses deux compagnons
fut ovationné par plus de 40.000 spectateurs.
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Laurent Fignon
(le Champion de France
1984 à Plouay) et Jean-Yves Perron, un
des
"créateurs" du Grand Prix de
Plouay
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Le Grand Prix de
Plouay Ouest-France 82 - redevenu gratuit, vit près
de 50.000 spectateurs venir applaudir le tout jeune
Francis CASTAING, auteur d'un sprint exceptionnel. Il
battit Marc GOMEZ et ses huit compagnons d'échappée,
protégé, il est vrai, par une excellente
équipe PEUGEOT. L'Irlandais S. KELLY enleva,
quant à lui, le sprint du peloton.
Toujours de plus
en plus de monde en 1983 pour assister à la victoire
de Pierre MAZZO qui après une échappée
à quatre, Marc MADIOT, PR VILLEMIANE et Stéphen
ROCHE, s'envola seul à un tour de l'arrivée.
1984, toujours plus
de monde (70.000 spectateurs) assistent au premier tir
groupé de l'équipe Skil - 1er : KELLY
- 2e : VICHOT - 3e : CARITOUX.
Une course du meilleur
cru en 1985 après une échappée
de T. MARIE et E. GUYOT, le retour de l'équipe
HITACHI emmené par C. CRIQUELION, HAMENS et RUDY
MATTHIS échoua d'une poignée de secondes
pour laisser E. GUYOT en larmes franchir le premier
la ligne d'arrivée.
1989 : L'appellation
Grand-Prix de Plouay Ouest-France devient le GRAND-PRIX
Ouest-France.
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